mercredi 18 juillet 2018

Champions du monde





Nous sommes le mercredi 18 juillet 2018 et nous sommes champions du monde.

J'ai enfoncé mes doigts sur les mains priantes des copains devant le penalty de Griezmann, j'ai perdu ma voix et la raison, j'ai sué sang et eau, tendu les mains, senti la brume des canons à eau des pompiers, hurlé de joie et de désarroi, sauté, chanté, et. Et...
Champions du monde.

La foule hystérique sur la place, le grand écran qu'on perd du regard, les embrassades, les inconnus qu'on enlace, cet homme qui me fait décoller, l'odeur des fumigènes.
Se déverser dans les rues, les balcons et les habitants dansants, chanter encore, quelques verres.



Nous sommes le mercredi 18 juillet 2018 et nous sommes champions du monde.

lundi 9 juillet 2018

Lundimanche



Il y a les jambes offertes au jour, l'expresso pas pressé de refroidir et le ventre qui tiédit une glace avalée en enfant ravi.
Il y a sur le perron de mon immeuble la bassine pour les chiens assoiffés, le petit mot laissé aux brigands sans cœur qui s'aviseraient de la voler et le petit linge qui sèche au vent léger.
Il y a demain comme une campagne militaire, l'apéro dans le panier et les corps tendus devant l'écran géant.

Jour de rien clandestin, lundi ressenti dimanche.
Dorloter les plantes et bouquiner, sieste et paresse, jour trop court d'heures si longues.

lundi 2 juillet 2018

Aouh tcha tcha



Il y a le bâillement sauvage, ce refrain que je susurre sans fin et cette nostalgie des heures en nue lascive et canicule.
Lire encore un peu, avant un truc de boulot, maturité et responsabilité.

Cheveux emmêlés de chahut du dimanche, verres au pluriel et danses ondulantes dans la cour, voix masculines troublant l'air lourd et musique tout feu tout flamme.

dimanche 1 juillet 2018

Premier jour de juillet


(Avant et après une sieste dans la pénombre)



Kilomètres de peau offerts au dimanche.
Sur la corde à linge, une robe et quelques sous-vêtements, un mouchoir en tissu. Coton et dentelles, vent sage et coquetteries.

Un livre dans les mains depuis le réveil, un peu de jardinage en pyjama et bras déjà chauds.
Un peu de lecture à l'ombre, dans cette allée du parc où des écureuils passent tôt le matin. Rhododendrons et cuisses nues, sac qui n'en est pas un.

L'infusion de menthe à laisser refroidir et combler de glaçons.
M'installer dans la cour, avec ces pages et regarder les heures douces.



Premier jour de juillet.
Un juillet sans T., ça donne un mot moche mais je n'ai pas le choix.
Alors je laisse l'orthographe, donne un nouveau sens à la lettre de l'abandonnée.
Juille-Tout est bien.