vendredi 9 novembre 2018

Vendredi sur novembre en automne


Encore des bornes à faire.



Sur le bras gauche, la blessure.
Sur la main droite, l'autre blessure.
A gauche, Verlaine, le chat mignon mais en plus mignon parce que c'est mon chat.

Je me suis réveillée écrasée, troublée et défaite.
Il y avait pourtant cet endroit entre mes omoplates, le triangle de la solitude, celui qu'on ne peut pas toucher seul. Il était apaisé et vibrant de calme.
J'aime me dire que quelqu'un l'a caressé et béni pendant mon sommeil.



13 heures 58.
Appartement ouvert sur mes espoirs de froid.
Verlaine s'endort, rêve un peu. Une moustache tremble, minuscule mouvement de patte et variations de souffle.

14 heures.
J'ai l'impression de devoir lutter, à cet instant précis.
Mais je ne sais pas trop contre quoi.
Sûrement moi, encore et toujours.
C'est toujours moi.

14 heures 01.
Comment vais-je trouver un jour l'apaisement complet ?
Quels mots seront là pour me repêcher ?
Soirs délirants et pensées obsessionnelles.

14 heures 02.
Pourtant, bizarrement, ça va.
C'est inconcevable, mais ça va.
Je pense que j'ai un peu peur.
Cet apaisement relatif rend les morsures bien plus effrayantes.
Comme un plein phare et mon regard sur une ombre qui s'étale sur tout un souffle.



14h04.
La traque.

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