samedi 27 octobre 2018

Parfois, ça suffit, un merci

(J'ai été ceuillie. Tiens, encore une histoire de fleurs...
Bande de doux, de couillons de doux)


Le 27 octobre.
Nous sommes samedi soir et en automne, samedi soir à 5 degrés.
Je découvre que je suis devenue le portier de Verlaine, mon chat (tu entres ou tu sors, mais tu ne me miaoutes pas sur ce ton, merci !)
J'ai sorti un sachet de Chrismas Tea, celui de chez Yogi Tea. Du coup, c'est un genre de Noël indien avec pléthore d'épices et un message de baba cool sur le petit papier. Attendez, il y a quoi ? Ah ! "Love your soul". Namaste.
J'ai sorti un sachet de Chrismas Tea, parce que 5 degrés, samedi soir, automne, 27 octobre.
Je crois que ma saison du thé de Noël, c'est dès novembre.
On va dire que là, c'est parce que 5 degrés, samedi soir, automne, 27 octobre.


J'ai les abdos tout abdominés, les mains un peu froides et le tapis de yoga qui attend.
J'ai pris la grêle au parc et des livres à la bibliothèque.
Vous allez bien ?
Je suis contente de je ne sais quoi, c'est sûrement le super dîner sur le pouce et sous le plaid.
Ou alors, oui, non, je sais, c'est ça.
C'est cette chanson.

Oui : merci.
Pour le soutien, la tendresse, la fidélité, la loyauté, la douceur, l'estime, l'humourr.
Merci toi, et puis toi. Et toi.
Trois lettres qui rappent et un M. qui enchante, les gens autour d'eux et.
Et puis toi toi toi toi.
Et puis re toi.
Et puis toi toi toi toi toi toi...


Je pourrais clore ce billet sur un truc poétique, vous raconter le museau de Verlaine derrière le coussin, la façon marrante qu'il a de regarder mes mains quand il veut jouer à la bagarre.
Je pourrais vous raconter en détail que depuis quelques jours, je tire les cartes.
Comme Madame Irma, oui.
Et sachez que c'est fou.
Absolument fou.
Je les tire pour d'autres et...
C'est fou.
Absolument.
Féminin sacré et sorcellerie moderne, druidesse des rues pavées.
Mais bon, je suis trop émue et j'ai la vaisselle à faire.

dimanche 21 octobre 2018

Des couleurs

(Je me demande si tout n'est pas vain, tiens.
Je ne sais pas quoi écrire, à qui.
Voilà.)



Alors voilà.
Juste après, juste après, tellement juste après, j'ai repensé à ce bleu marine délavé.
Il sentait toujours un peu la lessive et le sable, ce bleu marine délavé.
Je me souviens, le trou minuscule et les variations qui apparaissaient. Brun d'été ourlé d'automne, paix d'hiver au pouls ralenti. Odeurs de nuque baisée et souffles éventrés.
Je m'y suis glissée, dans ce bleu marine délavé.
Seins nus et cheveux d'été, cette flamme au-dessus du front.
Seins nus et nuit griffée, soupirs d'oublis.

Alors voilà.
Les saisons ont passé.
Seins nus sous des noirs et des bleus et des gris et des blancs.
Mais jamais, plus jamais sous ce bleu marin délavé.
Je me souviens de chaque fil mais ignore parfaitement où il est passé.



Nous sommes le 21 octobre.
J'ai aperçu cet homme avec lequel j'ai couché et qui... Je... On. Marcher vite et le fuir, son regard qui m'avait sûrement déjà oubliée.
Nous sommes le 21 octobre.
Tiens, je ne vous ai pas dit ? La semaine dernière, il y avait le concert de ces gus. J'ai revu M. et livré un carnet des années 30, avec des fleurs dedans. On en revient toujours aux fleurs, tiens.
Nous sommes le 21 octobre.
A l'instant, je me sens épuisée et un peu lasse.

Nous sommes le 21 octobre, je f

Tiens, j'ai un peu envie de pleurer.