dimanche 17 juin 2018

Peau de dimanche


(Les dimanches en quelques mots.
Je n'ai plus tellement le spleen le dimanche soir, ça s'est détricoté de mon ventre avec la fin de la scolarité)


Hier, cette petite sieste clandestine dans l'herbe.
J'avais deux heures à tuer dans ma journée de travail, glissé un fouta dans mon sac en prévoyant un instant beau et glissé mes pieds nus sur cette pelouse au ciel gris et lumière chaude.
J'ai dormi là, une demi-heure.
Abandonnée sur le flanc, veste en oreiller et mains glissées sous ma tête.
Joue droite qui pétille du rougissement printanier.
Au réveil, envie d'être enlevée à ce jour, pour toujours dans ce pré ordonné.



Dimanche.
Mon émission préférée de France Inter est terminée. 
Cuisses nues dans le frais, yeux qui notent par la fenêtre les travaux jardiniers du jour.
Surveiller l'avancée de mon bosquet de fleurs sauvages, noter la croissance des succulentes, préparer les boutures, traiter les blessés.
Cuisses nues dans le frais, yeux qui notent sur la droite du bureau la théière encore pleine.
Verser dans la tasse le doux American Breakfast, avoir envie d'agrumes, tester la solidité de ma nouvelle chaise chinée dans une boutique de récup', réfléchir au dessin du jour.

Parce que oui.
Je me suis mise à écrire des traits.
Il paraît que ce n'est pas mal. Les mots doux que certains m'ont glissé sur Instagram m'ont fait chauffer les joues d'un tout autre soleil (si vous voulez voir du rien, des plantes et des bidules, c'est ici)
Je sens surtout toutes les possibilités qui s'offrent à moi, les choses à apprendre, les envies qui prennent aux mains.
Je veux broder du papier, fabriquer des tampons, dessiner une toute petite BD, travailler de nouveau le lettrage.
Et c'est génial format familial d'avoir envie de faire des choses.
Je suis persuadée qu'apprendre, essayer, et surtout fabriquer, c'est le terreau idéal pour se sentir exister.
Créer quelque chose.
Mettre du sien dans ses mots, ses mains et des traits.



Dimanche.
Publier ce billet et rester assise à ce bureau.
Papier blanc à croquis, stylos noirs. Peut-être prendre mon 0.05, mon préféré.
Faire un animal, ou une frimousse endormie.
Je ne sais pas encore.
Dimanche.



Dimanche.
Thé et stylo noirs.
Un film à regarder, mélancolique et lumineux (Somewhere, de Sofia Coppola)

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