dimanche 6 mai 2018

Une histoire de samedi



(Je ne sais plus si j'ai prévu d'aller courir demain, il faut que je regarde sur mon carnet.
Mais si j'allais galoper, j'écouterais clairement ça, ce morceau adoré depuis des lustres)



Bien.
Il est 20 heures 44.
Sous mon tee-shirt, des petites coquineries de mon arbre qu'on a ratiboisé.
Il est 20 heures 44.
Et je vais enfin dérouler mon tapis de yoga.
Faire deux heures d'une pratique en costaud puis doux.
Prendre le temps d'avoir le temps.

Honnêtement, je préférais faire autre chose.
Aller boire un coup avec les copains.
Traîner dans le canapé.
Lire une BD.
Ecrire des trucs.
Faire des listes.
Envoyer des textos pour dire "Arrêtez tout, j'ai une semaine de vacances. Je vais descendre jusqu'à République en faisant des dabs".

Mais c'est toujours quand on n'a pas envie de faire du sport qu'on en a le plus besoin.

Alors je vais le prendre, ce temps.
Je bois ma tisane, et j'y vais.
Attendrons les courses posées dans la cuisine (pas de panique, rien ne va au frais. Juste des bidules à transférer des écologiques sacs en tissu aux instagramables bocaux en verre), les copains au bar (on s'est déjà vu deux fois aujourd'hui, soyez un peu autonomes les gougnafiers !), la vaisselle (il faudrait que j'arrête de boulotter ma romaine dans des saladiers) et le démaquillage.
N'attendent jamais le souffle et le corps.


Des bisous sur vous, j'entends la bouilloire sur le feu qui ronronne.
Prenez soin de vous, vous êtes en wahou géant.

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