lundi 7 mai 2018

Note du dimanche


(Dimanche soir. Respirer et chercher à ne pas me briser le cœur)


C'était un peu cool.

Il y a les mollets sur la table basse (oui, les mollets, les pieds sur la table ça nique les genoux), les orteils écartés en yogi toes, la gourde vide (pas moi, la bouteille), les joues tièdes de soleil, les bras fourmillants de sport et le terrier figé dans un chaos de départ précipité.

J'ai marché dans la campagne aménagée avec ma copine F.
Elle a 71 ans, une conduite particulière (signe de croix et prières à tout va) et un chien cool qui marche d'un pas de sénateur et qui me fait penser à Charles Bovary.

Mais là, maintenant, il y a le manque.



Alors je vais m'agiter, ranger en tempête et me figer sur le pas de la porte.
Assise sur la petite marche en béton, pieds sur le tapis africain, être le temps et le recueillement.
Je ne pourrais jamais rien contre ça.
Je peux seulement apprendre à flotter avec les vagues.

C'est au final plutôt pas mal.

Je dois garder ça en poche, pour les heures où c'est intolérable.

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