vendredi 18 mai 2018

Frissons d'été


(Petite danse hystérique dans l'appartement)



C'est l'heure des frissons d'été.
Ceux qui font grésiller la peau après le soleil.
Ceux qui délassent le dos mais crispent les bras.



Je ne sais pas trop quoi vous raconter.
Je ne sais pas si ça vous intéresse.



Il y a les sandales rangées dans le placard, le sac abandonné dans la cuisine.
Je suis rentrée vite vite vite, traversant en regardant encore moins que d'habitude, parce que j'avais très faim.
Là, tout de suite, il y a des messages de la rigolade, la tisane terminée et la petite vaisselle.
Le yoga qui m'attend (Love you Adriene, to the moon and back), le sommeil en tout léger.

Dans mon demain, il y a le grand test du granola fait cet après-midi (crevure de hippie), la sauge et le romarin à marier pour faire des bâtons de fumigation (crevure de hippie) et le running (crevure tout court). C'est un jour off (CREVURE !).



Je ne sais pas trop quoi vous raconter.
Je ne sais pas si ça vous intéresse.



J'ai vu un chien mignon très pressé, des moineaux patrouillés au-dessus de mon soir et mes plantes se noyer sous les sucs du sureau.
J'ai écouté de la musique dans le métro, pieds fourmillant des frappes rapides contre le bitume, sac glissant de l'épaule bronzée.



Prenez soin de vous.
C'est la grande heure, celle où on peut écouter le nouveau Beach House (le son d'hier, oui) et laisser le jour se diluer dans les petites ombres étirées.





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