mercredi 23 mai 2018

Entre les parallèles


(Parce que quelque chose me dit que ces personnages de type Je ne sais quoi mettre comme adjectif à l'instant puisque le mot "Je suis un chat et je frotte en rapido ma tête contre ton épaule" n'existe pas (et c'est décevant) préparent un truc. "18". Et ils ne s'installent probablement pas dans le Cher)



Soir frais, épaules frissonnantes.
Nuit et linge à ramasser, nouveau cactus qui attend sur le bureau.
Un orage se prépare, et sur ma cheville douloureuse une poche de glace à poser.



Je n'ai pas envie d'écrire ce soir.
Je n'ai rien à dire.

Je pourrais me plaindre un peu, de ce normal gênant. Celui de ma vie en parallèle, proche des autres mais de l'autre côté de la glissière de sécurité.
Je ne sais pas comment ça fait, de me sentir à ma place, normale et équilibrée.
C'est bête, de dire "normale", alors qu'on est normal qu'en réponse à une norme. Un fou n'est fou qu'aux yeux des autres, pour lui ce sont les autres qui sont fous.
C'est peut-être ça qui fait que je me sens si souvent à côté de la plaque : pour moi, les autres s'en sortent si bien. Ils n'ont pas de mal à se lever le matin, sont à l'aise socialement.
Je sens pourtant que ça évolue, que j'ai bien moins de mal à interagir avec les gens par exemple.
Mais quand même.
Dans la droite parallèle.

Mais chut, gardons le loin en discret au moins ce soir.



Ce soir, j'ai trouvé un pot de fleurs et demandé à une copine son arrosoir en doublon.
J'ai vu un pigeon sur le toit des archives départementales, vers 21 heures. On aurait dit qu'il était vigile du bâtiment, j'ai souri.
J'ai vu un paquet de morceaux de sucre sur une poubelle de la ville. Ouvert et presque plein. Mystère et boules de gomme.
J'ai vu des stickers géniaux sur des murs, pris des photos de trucs et de bidules.



Vague de douleurs dans la cheville, le chaos domestique attendra.
Le linge à sauver de la pluie en rôdeuse, glace sur l'articulation gonflée.

2 commentaires:

  1. Ni dans les Alpes Maritimes.
    Ta cheville te demande du repos. Mais tu le sais déjà.
    xxx

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