jeudi 24 mai 2018

Dans le chaos


(Parce que.
Je n'ai pas envie de me sauver et d'écouter des trucs solaires.
Je me suis déjà bien trop battue, laissez-moi énormément pleurer, faire une pause et revenir)


Tout a été si dur aujourd'hui.
Si dur...
Je ne trouve rien de doux en ce jour, je doute de l'importance de lutter pour ma survie, je doute de tout jusqu'à mon ombre.
Ce n'est même pas un doute, c'est l'exil de la volonté.
A quoi bon putain, à quoi bon ?

Je sais que c'est la dépression qui me chuchote ses horreurs, je sais que c'est elle qui froisse mes cils et les alourdit d'une rage avide, d'un chagrin insurmontable.
Mais là, ce soir, je n'ai pas le courage de me battre.
Je n'ai plus le courage.
Après une journée pareille, je baisse les bras. Je rends mon tablier et passe à la compta.
Ras la caisse.
A quel moment lutter pour me mettre à la verticale est un combat acceptable ?
A quel moment me remettre sur pieds est devenu capital ?
"Parfois le moral est si bas, je voudrais me foutre en l'air"


Les larmes, entre temps.
Je ne sais pas combien de temps.
J'ai trouvé une nouvelle posture de la larme, en boule sur le tapis, la tête sur un bout du canapé.
Je me sens...
Je vais me coucher.





6 commentaires:

  1. Mathilde, ma douce Mathilde. J'espère que tout iras bien pour toi. Ne sachant que faire pour te remonter le moral je t'envois de l'amour, de la douceur, de la gentillesse, de la bienveillance et un peu de chaleur... Même virtuelle. Courage Mathilde, même si c'est pas facile et même si c'est crève-coeur

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  2. Et le bout de canapé.. s'y accrocher et passer à demain.
    Parce que demain on reprend les comptes, et qui sait, le verticalité semblera plus évidente.
    Douces pensées et de la lumière.
    Lelen

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    1. J'ai pleuré la verticalité et le mouvement.

      Plus tard.




      <3

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  3. Un pas après l'autre.
    Broie du noir, broie tes larmes.
    Un pas après l'autre.

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    1. Un pas après l'autre.
      De toute façon, on a que ça dans la vie : du temps.

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