samedi 7 avril 2018

Un printemps de vendredi

Frimousse échauffée par les premiers rayons du soleil.
Sous la couronne de fleurs, cheveux mélangés de la marche frénétique dans la campagne aménagée pour les citadins fugueurs.
Migraine en légèreté, parce que le décrié sucre raffiné pas si élégant que ça et moi, on se quitte.
Vendredi soir.

J'ai aperçu Lomepal à République, au moment où j'écoutais Roméo Elvis.
C'était drôle et doux et surprenant.
Je souris encore, de son sourire et de son ciel bleu.

A la campagne, mon échappée.
J'ai écouté des crapauds se chanter des cochonneries, rencontré des chiens fantastiques, promené ma Chelsea sûre, labrador de carrière.
Mes baskets à travers la boue, éclaboussures aux chevilles.
Un premier Perrier Citron (tranche, le citron, pas le beurkissime sirop) en terrasse. Un groupe d'hommes sportifs à côté, des travaux bien trop près.

Au pub, vue sur la rue.
Cinéma de ma langueur.
Deux Perrier Citron, deux copines qui jouent aux échecs.
Je fais les commentaires sportifs puis me laisse divaguer,
J'ai vu une vague connaissance passer. On avait bu des verres dans ce même pub, et j'étais rentrée carrém... J'étais rentrée, au final, c'est le principal.
J'ai aperçu l'énorme danois, le chien géant que je croise et que j'aime d'amour, je serai bien sortie vite pour le caresser, mais je n'ai pas été assez rapide.

A la maison, effacer les stigmates campagnardes de mes baskets.
Une tisane de romarin qui infuse, des plans en rien pour demain.
M'offrir une nouvelle couronne de fleurs et esquiver la pluie.
Parce que oui.
On m'a dit que.
Demain.
Elle sera là.
Alors je garde en moi, en tout près du triple cœur, le soleil et le ciel bleu.

Je garde en moi, en tout près du triple cœur, le printemps de quelques heures.

4 commentaires:

  1. Je voudrais mettre un cœur sur ce billet.

    RépondreSupprimer
  2. Magnifique printemps.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De quelques heures le printemps.
      Ciel gris de retour.

      Supprimer