mardi 17 avril 2018

Note du lundi




J'ai été réveillée par lundi, un peu avant 5 heures 30.
J'étais étrangement enthousiaste, doucement excitée. Alors je me suis levée.
J'ai fait du yoga avec plein de petites lumières et de jolies magies. Puis je suis partie courir.

C'était une course merveilleuse, de celles qui donnent envie de galoper plus loin encore, de celles qui font défiler des beautés et des marrants, qui font sentir en nous une force éternelle.
Je suis sortie dans la nuit et j'ai vu.
Des empreintes de pluie.
Un camion faire sa livraison.
Le banc parfait pour faire des pompes.
Une dame avec une valise rouge à roulettes.
Deux chats dans la vitrine du bar à chats (je me suis arrêtée, oui. Ils s'en fichaient un peu, de mes sourires ravis et de mes compliments).
Passer devant la future boutique vegan à côté de chez moi.
Un petit mot intrigant sur une porte en bois (je me suis dit que je le lirai en remontant plus tard, mais j'ai oublié).
Le jour se lever.

C'était si beau, ce cadeau.
Le ciel limpide au-dessus de l'opéra.
Ecouter plein de trucs fous.

En arrivant devant la porte de mon immeuble, j'avais envie de faire durer l'instant.
Alors j'ai fait demi-tour et me suis élancée.

C'était beau de lumière et de foulées apaisées.



J'ai fait plein de choses capitales.
Ranger des plantes et filer faire une lessive.
Cuire du quinoa et faire sécher des orties.
Lire ça (quel bien, mais quel bien !) et surprendre un titre de Sopico sur France Inter.
Ecouter une émission sur Rocard et regarder le linge sécher au soleil (première fois de l'année ! Vite, un vœu !)



J'espère que votre lundi était beau.

4 commentaires:

  1. Le bonheur est contagieux, je crois.

    Pour moi, c’était lundi euphorique et VSO dans la cuisine.

    (Euphorique, oui, j’ai enfin réalisé que le plus gros concert de ma vie serait vendredi. Et dans le train en direction des cours, qui terminent cette semaine, ma merveilleuse distraction m’a appris que les gars, la bande de mâles fêtards, passeraient chez moi en novembre. (Oui, j’ai déjà les tickets.))

    Le bonheur est contagieux alors.
    Je l’espère.

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    1. C'est toujours un plaisir de te lire.

      Quel trésor vas-tu voir vendredi ? Tu dois avoir envie que cette semaine passe en vite vite vite plus vite.

      C'est mignon, cette histoire de novembre en Y.
      Je t'imagine sauter sur la billetterie.


      Je ne sais pas si le bonheur est contagieux, tout simplement parce que je ne crois pas que ça existe. Je pense qu'il y a du super bien, du moins bien, etc. C'est le trajet vers le ""bonheur" qui est intéressant.
      Du coup, je pense que si on envoie de bonnes ondes, des beautés et des calmes, on en reçoit en retour. Contagion, donc.
      (C'était le point philo, merci)


      Passe une jolie journée ! <3

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  2. Avant, je faisais parti de "ces lecteurs". Ceux qui aiment, mais ne disent rien. Comme dans le tweet que tu as lu. Puis j'ai lu ton article, accompagné de Ça Sert. Puis je me suis dis Hey Now you have to write something. Et je ne savais pas ce que ça allait donner, ce que tu allais en penser, si ça valait le coup, mais j'ai posté mon petit message. Tu l'as lu, et tu y as répondu. Tu as dit que tu ne savais pas qui j'étais. Tu parles souvent de cet anonymat. L'anonymat et le silence de tes lecteurs. Mais je ne suis pas sûre que l'on soit si inconnus. Tu sais au moins de nous ce que l'on veut bien te dire dans les commentaires, et tu sais de nous que l'on aime beaucoup ce que tu fais. En tout cas, moi, j'aime beaucoup ce que vous faites. Aussi, en ce qui me concerne, j'aime bien rester totalement anonyme, mais je pense avoir trouvé une marque de fabrique à mes messages. Je l'avoue, mes passages sur le blog ne sont pas réguliers, mais je me rattrape tout le temps. Et désormais, je vais essayer de poster des petits commentaires plus souvent. "Petits", pour l'instant, c'est raté, mais j'essaierai d'y penser à l'avenir.
    On avait déjà échangé un peu sur Instagram, ça m'avait beaucoup plut, et j'adorais tes lectures de billets, mais après réflexion, la majorité de l'application ne me plaisait pas. Tes petites vidéos font parties des choses qui me manquent le plus, alors peut-être que c'est pour ça que j'écris maintenant, et j'espère que tu continues de lire tes billets aux autres abonnés, parce que c'est vraiment chouette.
    Merci encore pour tout ce que tu fais, et à bientôt pour une nouvelle histoire (oui, je suis bavarde quand je m'y mets, desolée...)

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    1. Tu n'es pas bavarde, tu es en grand chouette. Je suis ravie de te lire.

      Je ne lis plus d'extraits de mes billets sur Instagram. Je ne sais pas si c'est dommage, mais ça ne me manque pas. Il faut garder des choses pour soi, les copains et les fragilités. Et puis ça doit faire partie de mon protocole vers le lâcher prise.

      L'anonymat et le silence, ça me donne parfois l'impression d'être observée, scrutée. C'est certainement du au nombre de lecteurs qui grimpe, s'écroule et recommence.
      Avant tout ça, je ne les regardais jamais.
      Alors hop, on retourne à cette saine attitude.



      Merci de ton joli mot, encore.

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