lundi 16 avril 2018

Note du dimanche



Peut-être que quand je n'ai rien d'incroyable à vous écrire, je vais reprendre ces paresseux billets.
Ceux que j'appelais juste "Note", des riens en un jour.
Peut-être que je vais faire ça...

Note du dimanche, donc.

Il est presque 22 heures, j'ai des choses à faire aussi intéressantes que ranger un peu, mais je suis bien trop occupée.
A regarder la nuit, boire un latte lait de riz-rooibos-vanille, réfléchir à une séquence de yoga (guerrier I, geurrier II, guerrier I, torsion à droite, torsion à gauche, et... Bref), à un mudra à faire pendant la posture de l'enfant, à cette posture de la demi-lune que j'ai l'impression d'avoir perdu et ma playlist de running pour demain.
De la mélancolie et des trucs de crevure de hippie.

J'avais besoin de faire de l'effervescent aujourd'hui.
J'ai couru ce matin dans le parc (youpi), fait des pompes (youpi), des burpees (beurk) et monté-descendu les hauts escaliers de la rue de Paris (beurk).
J'ai nettoyé des choses dans ma cour à en avoir mal aux mains, rempoté des plantes et pris quelques gouttes de pluie.
J'ai traîné au festival Mythos avec le clan, la bande. J'avais un thé dans mon sac, tout allait bien. Même cette place au concert de Cantat me passant sous le nez ne m'a pas fait grogner (en fait, je grogne rarement, donc ça ne compte pas vraiment cette histoire). Ce festival est tellement cool qu'il y avait aujourd'hui une super boom pour les enfants.
J'ai trimbalé mes virulents mâles à une vente de cactus, succulentes et plantes inconnues. Ils étaient ravis (non).
Au terrier, j'ai pris du temps pour être seule, me faire comprendre que recevoir de l'amour n'était pas une question de légitimité. Ce doute permanent est un sabotage dégoulinant de cruauté et grignote chaque joli mot qu'on m'envoie, chaque jolie beauté qu'on me dit. Alors j'ai médité (inspirer la douceur, expirer le grinçant). Sur le coup, ça apaise un peu.
J'ai fait des salutations au soleil en écoutant ma super playlist de yoga, celle qui contient surtout du rap et donc aligne carrément les chakras (non).
J'ai...

On s'en fout un peu, non ?

Je ne sais pas.

Il est 22 heures 26, je vais faire des trucs nocturnes.
Je vais mettre des trucs qui font ranger vite, dont ce son qui est dans ma playlist intime de ma langueur.
Langueur qui me désespère souvent, en ce moment.
(Pourquoi suis-je comme ça ? La question est vaste, la réponse introuvable)

2 commentaires:

  1. Comment t'expliquer... Je suis toujours impatiente de lire tes billets, même si tu racontes des choses anodines ou des choses extraordinaire. Tu rends la vie plus belle à ta façon et tu te rends fabuleuse. Alors merci , merci merci merci de nous montrer ta vision du monde. C'est si beau et si doux. Comme une pause dans le monde un peu trop dur et piquany. Tu es une sorte de pommade guérisseuse.

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    1. Ton joli message m'enchante tant...

      Je doutais que ce soit intéressant, tout ça.
      C'est du banal, mais peut-être que le raconter a son intérêt finalement.

      En tout cas, si ça te réchauffe, ça me rend tellement, tellement, tellement heureuse !

      Merci d'avoir pris le temps de m'écrire, du fond du cœur.
      Prends bien soin de toi <3

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