jeudi 26 avril 2018

Mille fois





J'ai pris tous mes mots, mille fois.
J'ai revu la scène, mille fois.
J'ai rêvé ces baisers, mille fois.
J'ai cherché sa silhouette, mille fois.
J'ai senti son tee-shirt bleu marine dans ma main droite, mille fois.
J'ai guetté son visage, mille fois.
J'ai traqué son rire, mille fois.

Je prendrai encore tous mes mots, mille fois.
Je reverrai encore la scène, mille fois.
Je rêverai encore ces baisers, mille fois.
Je chercherai encore sa silhouette, mille fois.
Je sentirai encore son tee-shirt bleu marine dans ma main droite, mille fois.
Je guetterai encore son visage, mille fois.
Je traquerai encore son rire, mille fois.

Je pourrais écrire ça : il me manque. 
Mais ce n'est pas assez fort.
Cette absence, c'est faire, défaire et refaire les mêmes phrases et me retrouver tout autant démunie.
Cette absence, c'est un engrais sur la dépression, un combat à mener en plus de ceux dans mes bras déjà chargés.



Il y a ces jours et ces jours et ces jours vécus, les laisser infuser en moi et me séparer de leur vivacité. Déposer un voile sépia. 



Quand je suis entre deux séries de mille fois, que rien ne me retient plus si ce n'est l'acharnement, je donne tout.
Pas les mots, non. 
Les muscles.
Courir, courir, courir.
Nager, nager, nager.
Pratiquer, pratiquer, pratiquer.
Travailler, travailler, travailler.

Ce soir, courbatures et sommeil.
Il n'est même pas 21 heures.
Je caresse la dernière heure de ce mercredi et file m'écrouler.
Récupérer avant la prochaine course.

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