mercredi 25 avril 2018

En juillet





Mon tendre, 

Peut-être que si je me fais plus louve, tu reviendras.
T'écrire des mots qui ne seront désormais jamais dit, te parler des amours qui ne seront désormais jamais effleurés.
Peut-être que si je dis ces souffles sous le voilage en lin un soir d'août, tu reviendras.
Te soupirer, en languissante et femme au port.

Le soleil revient, la lumière et la peau offertes, les pas légers et les pluies effacées.
Le printemps revient, les nuages et les muscles effilés, les nuits attendues et les trésors cherchés.

Il y a ton pas d'anniversaire et juillet, les épreuves paraissent insurmontables.
Et pourtant.
C'est douloureux, que ce soit de plus en plus facile.
J'aimerai te saigner jusqu'à ce que cadavre s'en suive. 
Mais ça ne marche plus comme ça.
Il faut que je vive ta mort différemment. 
Vivre une mort... 



J'ai un peu peur de la douleur de juillet, de son corps écroulé et emporté par des bras inconnus, et du mien serré et plaqué au sol par des bras forts.
J'ai un peu peur de sombrer, de pleurer, de peiner, de crier, de trembler.


Mais ça ira.
J'ai tellement mal que ça ira.

4 commentaires:

  1. Texte superbe, danse des mots et de tristesse qui passent.

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    1. Parfois, je me dis que ça a été pire que maintenant.
      Quand je suis fatiguée, ça me réconforte.
      De voir le chemin déjà parcouru.

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  2. Je suis de tout coeur avec toi dans ces moments difficile (vsomaxfamilly )

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