jeudi 5 avril 2018

De sacrées vies

Et le soulagement, béat et palpitant.
Vous le connaissez maintenant.
Le beau et grand T.
Vous le connaissez un peu en vrai.
Et visiblement, vous l'aimez.
Ses douceurs et son sourire en coin légendaire.

J'ai réalisé aujourd'hui le merveilleusement doux.
Sa mort n'est pas devenue une nouvelle couleur dans ma pupille, un relief inconnu dans mes empreintes digitales, une nouvelle chimie de mon sang.
Mais sa vie, si.

Bien sûr, c'est ça.
Des mois que je cherche, et voilà.
Sa vie aura tout changé en moi, jusqu'à mes pulsations cardiaques.
Pas sa mort.

Sa gentillesse, sa douceur, son humour, sa tendresse, sa loyauté.
Ses mille milliards de mille sabords de mini trucs qui font de lui un trésor à chérir jusqu'à l'éternité, changements de stations compris.
C'est ça, qu'il faut que je laisse infuser dans mon sang.

Alors oui, ça fait mal.
Souvent.
On ne va pas charrier, parfois, j'ai envie de rester en boule sur le tapis et attendre le fracas en mangeant de la poussière.

Mais ça va passer.

Ça ira.
Franchement.
Ça ira.

Il était un fervent croyant du "si ça ne va pas maintenant, ça ira plus tard".
C'était un mec aussi simple que ça.
Parce que oui, c'était le mec le moins compliqué du monde.
Il prenait soin de se réjouir, de s'émouvoir, de s'enthousiasmer de la moindre chose.
Il prenait soin de vivre en grand.

Bien sûr, c'est ça, que nous allons faire.
Prendre soin de vivre en grand.
Ne pas attendre que les jours soient particulièrement scintillants.
Prendre chaque minute comme elle vient et en faire du beau en doux.

Alors je ne vais pas finir ce billet en fantastique.
Il est 23 heures 27, je vais filer me faire une tisane que j'aime bien.
Camomille, atome de miel (ah zut, je n'en ai plus, mais du coup, du sirop d'agave ça marchera super) et huile essentielle de petit grain bigaradier.
Je vais ouvrir la porte sur la cour, me mimitouffler (je l'aime, ce mot qu'un enfant m'a offert il y a des années) et regarder la nuit.
Ça ne va pas changer la face du monde, ça ne sera pas incroyable, magique et bouleversant.
Mais ça sera.
Et tout nos "ça sera" mis bout à bout, ça fera de sacrées vies.

Venez, on va se fabriquer des sacrées vies plus délicates que la dentelle de Calais...

2 commentaires:

  1. Ce billet <3. Ca donne envie de faire un gros câlin !
    Plus que jamais, ça ira.

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    1. Evidemment.
      Dans ma salle de bain, un mot ramené d'Amsterdam qui dit que si ça ne va pas à la fin, c'est que ce n'est pas la fin.

      <3

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