dimanche 1 avril 2018

Dans les heures acides

En quelques heures, se balayent.
Les enseignements, la rationalité, le courage, les certitudes.
Reste l'intolérable : il ne reviendra pas.



Samedi.
C'est ma nuque douloureuse, mon dos tendu, mes yeux embrumés et mon front fiévreux.
C'est avaler un somnifère en pleine la journée, parce que parfois il n'y a rien d'autre à faire que ça.
C'est m'exiler dans un sommeil chimique sans rêve, loin d'une conscience éprouvée.

Samedi.
C'est s'autoriser à être malheureuse.
C'est délaisser les préoccupations, les chiffres du blog, les projets à mener.
C'est prendre le temps de ne pas pleurer, parce qu'à ce stade, il n'y en a pas toujours, des larmes.

Samedi.
C'est écrire ces notes.
Il est 14 heures 08, du thé sur la table que je n'arrive même pas à avaler.

Samedi.
C'est la pluie, ciel endeuillé des jolis jours avec lui passés.
Il est 14 heures 10, devant la peine, s'incliner.

Samedi.
C'est avoir peur de son anniversaire qui approche et qui pourtant.
Il est 14 heures 21, du thé avalé, des plaids dépliés.

Samedi.
C'est ne pas savoir comment clôturer ce billet.
C'est ne pas savoir comment m'emmurer, l'endeuillée.


Samedi.
14 heures 37, quelques réponses à des messages de doux, ne pas travailler, sentir palpiter mon jamais oublié et.

Sommeil chimique.

2 commentaires:

  1. J'espère que ton dimanche sera meilleur... L'occasion de prendre un petit thé détox ! Je suis en train de prévoir ce que je vais poser dans ton petit colis et je pense à toi. Bisous Mathilde !

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    1. Je trinque à toi avec ma tisane de sorcière, Blur en fond sonore. Je prends le temps de me remettre avant de rejoindre le clan, la bande. Peut-être que je leur dirai, peut-être que je leur ferai juste un bisou.

      J'ai écrit des billets hier soir, en plus de dizaines de pages dans mes carnets secrets, dans la tempête. J'en suis à l'hésitation à les poster.

      Je t'ai posté un mini truc hier.
      Avec un sourire en le glissant dans la boîte aux lettres.

      Je pense à toi.
      Je pense à toutes ces tendresses qui m'arrivent quand je grince.

      <3

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