lundi 23 avril 2018

Coquille vide


(J'ai retrouvé cette chanson, quand T. me manquait cette nuit.
J'ai peur de juillet, de l'oubli de l'été, des mots vains et des plus jamais)




Grand chantier du printemps.
Balayer la cour, prévoir son lessivage.
Arroser les plantes et rempoter un petit rosier.

Au milieu de quelques feuilles mortes, des escargots, une vis, des petites fourmis et deux très gros vers de terre.

Découvrir une petite coquille vide, marron blond, blond marron, marron ou blond, blond ou marron.
Ellipses colorées en dilution.
Légèreté friable.

Que devient-on une fois la coquille abandonnée ?

Il est passé où, cet escargot ?
Est-ce un transformiste, qui a voulu vivre sa vie de limace au grand jour ?
Est-ce un minimaliste qui après avoir lu le livre de Marrie Kondo a abandonné son seul bien matériel ?
Est-ce un amoureux transi qui a laissé ses défenses derrière lui ?



Il reste quoi, de nous, une fois notre coquille abandonnée ?

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