vendredi 23 mars 2018

Sans munitions

Sans munitions.
Démunie.

Voilà.

Parce que je ne sais pas.

J'écris sur la stabilité émotionnelle, T., le deuil, la mort, le suicide, les renaissances, le long cheminement, la recherche de l'équilibre, la confiance, la santé mentale, l'amour inconditionnel, la parentalité, les liens filiaux, mon clan, ma bande, les soirées en Y, les jours lumineux, la vallée des ombres, les nouveaux élans, les.

Et je ne sais pas.




A cette seconde, je ne sais pas vers quoi me tourner.


A cette seconde, tous les livres lus, tous les textes écrits, toutes les conversations stimulantes, toutes les chansons écoutées, n'ont laissé aucun enseignement.




Rien.




Terre dévastée.

Refuge perdu.




A cette seconde.
Je me désole.
Un peu.
Parce que quand je ne trouve pas les mots, les vagues arrivent, les ombres guettent, le règne de la terreur commence.
Parce que quand je ne trouve pas les mots, je n'ai pas les armes.
Parce que quand je ne trouve pas les mots, je me perds de vue.

Peut-être que je suis déjà en train de les construire, mes mots.
Peut-être que je suis déjà en train de me fournir un arsenal de guerre.
Peu-être que je dois juste m'accorder du temps.
Peut-être que je dois...

Non.
Décidément.
Je ne sais pas.



Donnez-moi des munitions.
Et on formera un bataillon, hooligans.

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