lundi 12 mars 2018

Dans le tourbillon de votre amour

Dans le tourbillon de votre amour. 
Joues empourprées, lèvres mordillées, fossettes qui creusent creusent creusent mes joues, yeux embrumés de petites étincelles devant cette beauté, petits cris émus, jurons braillés, rires incontrôlables, larmes étouffées dans la manche de mon pull. 
Pull qui me cache, tente secrète et terrier doux, quand je lis vos messages si bouleversants dans le canapé.
Canapé qui accueille mon corps courbatu, fatigué, tourmenté. 
Corps courbatu, fatigué, tourmenté qui s'adoucit devant vos petits mots, vos témoignages poignants, vos messages si bienveillants. 

Dans le tourbillon de votre amour. 
Je me suis trompée de pommes au marché, j'ai oublié de déjeuner, j'ai laissé refroidir trois expressos, j'ai laissé les heures s'étirer, j'ai oublié de mettre la bouilloire à chauffer, j'ai peiné à répondre à un email du boulot, j'ai acheté des chewings-gums au hasard dans la panique, j'ai traîné étourdie en manteau-baskets, j'ai atterri quatre fois à Monoprix.

Dans le tourbillon de votre amour.
J'ai essayé d'en rendre un atome. Ce qui consiste à offrir du chocolat aux copains du pub, donner des pourboires conséquents, payer des cafés, sourire partout, tout le temps et à tout le monde, glisser des bonbons dans les boîtes aux lettres de l'immeuble, régaler les copains d'un resto (on a tellement ri ce soir-là, si vous saviez, merci, c'est grâce à vous), vous offrir tous les mots que j'ai.

Dans le tourbillon de votre amour.
J'ai acheté une bague au marché. Elle s'enroule autour de mon doigt, rebondissement en laiton. Pour vous célébrer, vous promener sur mes carnets.
J'ai choisi une carte pour un petit cœur fragile. J'ai choisi mes mots au comptoir du pub, laissé ceux des copains nous bercer de petits rires.
J'ai laissé mon téléphone sur "Dérangez-moi". Je veille sur vous, des gilets de sauvetage sous la main. 

Dans le tourbillon de votre amour. 
J'ai serré les dents, m'insurgeant d'être à la hauteur de cette chance et de votre amour.
J'ai serré les dents, espérant répondre à chacun de vous les bons mots, mes conseils les plus doux, ma tendresse la plus forte, la bonne déclinaison de "merci jusqu'à Saturne".
J'ai serré les dents. Suis-je légitime ?
J'ai serré les dents. Qui suis-je pour mériter ça ?

Dans le tourbillon de votre amour.
Je prends tout. 
Tout. 
Et le reste.
Vos petits mots souriants, vos messages grands comme une foule aimante, vos témoignages bouleversants, vos petits appels à l'aide, vos douceurs et vos cœurs beaux comme un jeudi éternel.
Je prends tout. 
Tout. 
Et le reste. 

"A commencé à vous suivre".
Avant, ça me faisait penser à ce moment où je rentrais seule la nuit, l'oreille aux aguets, guettant les pas inconnus dans la rue derrière moi, avec une inquiétude animale. 
Maintenant, c'est une nouvelle paire de bras costauds dans mon armée, ma garde rapprochée, une bande de riders intrépides, des hooligans du stade des Costières, des décrocheurs d'étoiles, des botteurs en touche et des kickeurs de culs.
C'est bon, on se tient.
"On va tirer jusqu'au dernier de la cordée".

Je me sens souvent à côté de la plaque. 
Mais si je suis à côté de la vôtre, alors tout va bien. 



Tout va bien. 





(Ils étaient à la poire et au citron, les chewing-gums. 
N'acceptez surtout pas si je vous en propose)

4 commentaires:

  1. J aime j adore toujours autant d amour dans tes mots ❤ magiques #vsomaxfamilly tu nous transporte dans ton univers

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    1. Merci, d'avoir pris le temps de me lire.
      Merci, d'avoir pris le temps de m'écrire.

      Je n'échangerai votre arrivée dans ma vie contre rien au monde.

      <3

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  2. C’est drôle, c’est en lisant tes mots que je comprends les paroles de VSO.

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    1. Je vais animer des conférences sur leurs textes.
      De rien les mâles fêtards !

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