mercredi 14 février 2018

Cheveux.

C'est devenu une obsession, un traumatisme, une angoisse recluse dans la gorge, entre les doigts.
Je perds mes cheveux.
Par petites mèches, souvenirs de jours entiers. Mes mains terrorisées, perdues dans les boucles. Sous la douche l'étonnement, la première fois. Cette ondulation, qui se détache, longe mes épaules, s'entortille autour de ma cuisse, se perd sur l'émail. Cette peur viscérale.

On m'a dit "mets du froid", on m'a dit "masse bien ton crâne".
Je mets du froid, masse bien mon crâne.

Et regarde avec effroi, les quelques fils bruns abandonnés sur le canapé.

2 commentaires:

  1. Je vis cela.
    Depuis 9 mois.
    J'en pleure chaque jour.

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    1. Ma douce,
      Je ne vais pas te dire que ça va aller, parce que tu ne veux pas l'entendre.
      Je ne vais pas te dire d'être forte, parce que tu l'es déjà.

      Je vais juste te promettre : des matins doux, des rires insouciants, ma main tendue dans la nuit, des mots en cascade, des roudoudounages dans le canapé.
      Et surtout, surtout, ma main tendue dans la nuit.

      De l'amour, sur chaque minute de ta journée, bénédiction.

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